27.06.2007

Sauver ASI ?

ou quand rien faire devient inssupportable...


ASI

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19.06.2007

En deuil...

Et en colère !

ASI's dead.

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18.05.2007

Mon nouveau Patron

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Xavier DARCOS, nouveau Ministre de l'Education Nationale

et ses deux adjoints,

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Valérie PECRESSE, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

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et Roselyne BACHELOT, (ah bon ?)qui, avec la Santé, se voit atribuer la Jeunesse.

Allez, maintenant, on surveille le JO pour voir jusqu'où va aller le jeu de chaises musicales.

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10.05.2007

Pourquoi ça passera ...

"L’effroi médiatique sur le yacht, glissera sur les électeurs de Sarkozy. Le smicard qui a voté Sarkozy est peut-être ulcéré de voir son voisin rmiste gagner autant que lui sans se lever le matin, mais le yacht de soixante mètres le laissera de marbre. Chaque semaine, il achète des magazines pour voir Arthur sur son yacht, pris par des paparazzi. Il sait bien qu’Arthur se paie son yacht avec l’argent de la pub des émissions qu’il a lui-même regardées sur M6 ou sur TF1. Mais peu importe. Donc Sarkozy photographié par des paparazzi sur son yacht, et offert gratuitement au 20 Heures, ne le déstabilisera pas. Ainsi va la mystérieuse jalousie française. On parie ?"

Daniel Schneiderman

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06.05.2007

53-47

Jeu, set et match

Tout est possible

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23.04.2007

Premier Tour, donc

Hier, à 15 h, le taux de participation de mon bureau de vote dépassait 60 %. Pour atteindre à peu près 85 % au plan National. Et en faire tout un barouf en attendant 20 heures. (leur faut pas grand chose...)
En attendant 20 heures, j'ai regardé les Guignols.
Histoire de voir comment ils allaient négocier impertinence et consigne du CSA.
Résultat, il n'a pas fallu cinq minutes pour que l'on comprenne qui y était. Si vous avez l'occasion de revoir ça...

Au final, pas de surprise. Comme prévu Bearnman gagne le second tour sans avoir passé le premier.
Comme quoi, on peut encore résister aux sondages, même quand ceux-ci tentent de manipuler le scrutin.

Avec une participation au Ciel, il y a cinq points d'écarts entre les deux qualifiés. Toute baisse de participation au second tour sera préjudiciable à Madame R. Va falloir manger à droite. Ca va être tendu comme les strings qu'elle ne veut plus voir à l'école...
Ca me rappelle une phrase dite par VGE après son premier tour, péchée dans 1974, une partie de campagne : Si nous ne faisons rien, nous gagnons. Comme un message à Monsieur S.

18:25 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.04.2007

L'abolition des Privilèges, Acte II

Libération, aujourd'hui

A l'Assemblée, fini la voiture avec chauffeur, le bureau.....


Fini le bureau au Palais-Bourbon, le secrétariat et la voiture avec chauffeur dont les anciens présidents de l’Assemblée nationale bénéficiaient à vie. Le bureau de l’Assemblée nationale, réuni mercredi, a décidé de supprimer ces avantages.
«La décision unanime que vient de prendre le bureau de l’Assemblée nationale est trés claire: les avantages à vie des anciens présidents de l’Assemblée nationale sont supprimés», a expliqué Patrick Ollier, président de l’Assemblée nationale.

Le député UMP des Hauts-de-Seine a précisé qu’«il reviendrait à la prochaine assemblée», élue en juin, de définir les modalités d’application, notamment le caractère rétroactif ou non de cette suppression.

Le 7 mars dernier, lors de la désignation par le groupe UMP de son candidat au «perchoir» pour remplacer Jean-Louis Debré (nommé alors à la présidence du Conseil constitutionnel), les trois candidats à la présidence de l’Assemblée nationale s’étaient engagés à supprimer les avantages à vie dont bénéficient les anciens présidents de l’Assemblée.

Patrick Ollier, alors président de la commission des Affaires économiques, mais également Yves Bur, premier vice-président, et Claude Gaillard, premier questeur, avaient chacun annoncé la suppression de ces avantages s’ils étaient élus.


On attend avec impatience la mise en place (vers la fin du millénaire ?) d'un contrôle sur l'emploi des deniers qui leur sont attribués au titre de leur fonction. Pour rappel, au Danemark, un Ministre a été contraint à la démission pour avoir accumulé les "frais de bouche"... Montant de l'ardoise : 1600 €. J'en rigole d'avance...

A lire avant de prendre l'avion pour aller marcher sous le soleil Africain : le rapport de la CIMADE, ou la valeur de la parole de certains politiques... (un peu désabusé, moi, en ce moment...ça passera)

17:05 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

10.04.2007

Attendre

Retour de vacances.
C'était bien.
Revoir ces amis éloignés par la distance.
Théatre, match d'impro, farniente et petits riens.

Il y a un an, on a buté le CPE.
Rien changé ? Pas empiré. Tant mieux.
Déjà pas mal par les temps qui courent.
Masquer son mal être par un peu d'humour.

Vite un défilé pour fêter la renaissance de la jeunesse
On existe. On a existé. Ils nous ont vus. Ils sont passés.
Aujourd'hui, on ne sait pour qui voter.
Fermer la porte, balayer les promesses.

Ils ne sont pas notre vie.

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24.03.2007

L'Europe

Les sangliers sont lâchés.
Je répète :
les sangliers sont lâchés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l’Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire, aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière, pomponnée des grands siècles et colosses titubants. Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste, d’un seul, les vieilles pellicules, tes peaux mortes d’hier et tabula rasa… D’ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension. Il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre.

Sale vieille Europe, celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main arrosait de son sperme les sexes autochtones.

On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.

Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter et nous pouvons reprendre…
Europe des lumières ou alors des ténèbres ; à peine des lucioles dans les théâtres d’ombre. A peine une étincelle dans la nuit qui s’installe et puis se ressaisit, et puis l’aube nouvelle, après les crimes d’enfance, les erreurs de jeunesse on n’arrache plus les ailes des libellules d’or.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu’est ce que vous voulez que ça foute, de toutes façons il faut bien avancer, pressons l’pas camarade et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez ! Matérialiste alors ça fait qu’au moins on est sûr de n’pas se tromper, et du tangible alors jusqu’à l’indigestion, du rationnel alors et jusqu’à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens… Eh princesse de l’Histoire dans sa marche forcée, on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées, on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates…
Alors l’Europe alors l’Europe alors l’Europe alors. Bruxelles, Schengen, Strasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT. Protégez-nous marché de cet AMI commun d’un monde si petit.

Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faîtes de la poésie, soutenez la culture, produisez du spectacle et de l’entertainment comme on dit chez nos frères d’Outre-Atlantique et toc anciens Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et puissant, crache du feu gentiment.

Pendant qu’Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme il nous aime et nous dit : « Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue »
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule, les beaux mouvements d’ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c’est sérieux, eh bébé, c’est sérieux on ne croit plus en rien, nous montons de toutes pièces ce business et Basta, on chevauche pas Pégase ça c’était pour l’extase et l’extase c’est fini.
Extension, extension, expansion si possible, pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D’abord la thune bébé et le reste suivra et le reste viendra c’est ce qu’on dit je crois en cette époque là bénie des globophages.

Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent ne comprennent pas tes bras comment ça marche un corps déjà. Comment ça marche un corps étranger à son corps on n’sait pas on s’en fout on s’embrasse quand même et puis on a raison.

Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné, guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la / performance et voilà des patrons créateurs du Global business dialogue ou Electronic commerce pour s’asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu’en foutre, toute ton âme s’est usée sur ce chemin sans fin et ce va-et-vient, viens on y va, nous aussi, profiter, pas d’raison, après tout ça ira, on en aura pour tout le monde, y’en aura pour tout l’monde, on a dit pour tout l’monde, pour tout l’monde
et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d’enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le Monde

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules.
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l’ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l’ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Je répète :
quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Deux fois.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Je ne suis pas chauvine
mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.

Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l’horizon.
Deux fois.
Le rimel de l’Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant,
et maintenant, et maintenant.

L’Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L’enfance de l’art est un lever de soleil.
Je répète :
l’enfance de l’art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe


Noir Désir (B.Cantat & Brigitte Fontaine)

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19.03.2007

La voix de son maître...

Il y a quelques semaines, à la veille de la pré-campagne Présidentielle qui lançait l'équité des temps de parole entre les candidats, France 2 invitait le Ministre de l'Intérieur.
Ce soir, à la veille de la campagne officielle imposant l'égalité des temps de parole entre les candidats, France 2 le ré-invite. Avec cette perle : " Je ne veux pas qu'aucun français soit condamné à l'inactivité"

Ca commence à devenir une habitude...

20:42 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

01.02.2007

Cinq minutes pour donner du répit à nos consciences

Après on peut faire comme si de rien n'était.
Parce qu'au fond, c'est bien ça, non ?
Du symbolique et du constat.
Pour mieux oublier.
Le fond. L'action. La vraie.

Du médiatique.
De l'inutile.
Pour se donner des airs et faire bonne impression.

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20.01.2007

Poison d'Avril

Vu hier soir sur Arte. Une forme de docu fiction qui revient sur la campagne de 2002 à travers la rédaction d'un JT, "l'énorme surprise" qui nous avait été annoncée, et le rôle des médias dans le traitement (et la manipulation... Cf Le Monde-Affaire Ch*r*c) de l'actualité.
L'influence du traitement spectaculaire de l'information qui transforme chaque premier quart d'heure de nos JT en un film d'action Américain y est disséquée. Et l'absence de recul et de sens critique dont nous faisons preuve lorsque, à table, alors que nous mangeons, la télé nous amène assimiler sans appel ce qu'elle nous montre comme étant LA vérité (combien de villages tranquilles ont voté La Haine ? par "peur" de l'insécurité?) Comment elle même, réagissant à chaud avec peu d'analyse, nous force à rentrer dans le même type de raisonnement manichéen. Une illustration digne du travail d'Arret sur Image, dont le message (Ne pas rester dans l'instant, analyser les choses à froid, construire un raisonnement) doit plus que jamais être présent dans nos esprits à trois mois du premier tour de la Présidentielle.

Pour ceux qui l'ont manqué, rediff. Dimanche 21 à 15h45, et le Mardi 23 à 1h05.

11:45 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

06.01.2007

Zapping

Hier soir, c'était l'année du zapping, sur Canal. Amoncellemnt de séquences au(x) message(s) fort(s).
Souvent, un pouvoir qui refuse l'évidence dans un premier temps (par manque de moyens ou d'envie d'agir ?) avant de sembler naïvement découvrir le problème, annoncer des mesures avec force et conviction, pour voir in fine, la montagne accoucher d'une souris. Presque toujours, des Puissants mis devant leurs mensonges et contradictions que seuls nos pauvres mémoires, par le décalage temporel des forfaits, n'avait pu relever.

Une séquence m'a marqué : celle de Villepin interpellée par une militante (du MJS? si j'en crois la voix Off - la télé a TOUJOURS raison, Outreau et la magnifique séquence introductive du Zapping sur les médias n'a pu que nous en convaincre) Et Villepin de lui répondre qu'il était "lui aussi" au contact tous les jours des gens au chômage... Mais bien sûr aurait-elle pu lui répondre, et la Marmotte...

Avec tout ça, me demande bien ce qui va sortir des urnes dans trois mois, moi...

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23.12.2006

Jeune vieux con, va ...

… ou déduction des réflexions menées après la mort d’un collégien à Meaux, et l’agression d’un autre au Mans (dans le coma) : comment démontrer que tout va pour le mieux en le meilleur des mondes, en ces jours féeriques.

A quelques jours de Noël, en cette période d'insouciance, je me surprends à être en total décalage avec la "jeunesse", cette génération avec laquelle je n’ai qu’une dizaine d’années d’écart. J'ai vu arriver en l'évolution télévisuelle, la genèse d’un système, le remplissage de vide de milliers de conscience en l’émission du Loft. Or, ce qui paraissait avilissant pour l’homme, ce qui semblait comme une diminution sensible du « niveau » de « l’offre » devient aujourd’hui la normalité. Où d’aucuns jurèrent qu’on ne les y prendraient pas s’y plongent aujourd’hui sans vergogne à cœur joie, en redemandant, tenant haut et fort l’alibi du changement de génération, d’époque pour excuse.

L’école, l’éducation, en elle-même a également évoluée depuis mon départ de ses bancs, quelques années en arrière. J’évoque les deux ensemble volontairement, tant ma petite expérience en ce milieu m’a montré combien il était d’ores et déjà difficile de les dissocier. Comme l’impression que l’on prend davantage en compte la notion d’individu, de personne, qu’est l’enfant, le collégien, et que, ce faisant, par l’individualisation de la chose, on oublie le collectif, le groupe social et les règles qui en permettent le bon fonctionnement . L’impression que la revendication de laisser place à l’enfant va de pair aujourd’hui avec la considération parfois inconsciente que l’enfant est un adulte, et qu’il faut le considérer comme tel. Ces minis adultes, derrière leurs apparences, me semblent vides. Peu cherchent véritablement à s’élever. Là ou ils devraient écouter, apprendre, et s’enrichir avec la complicité de leurs aînés, beaucoup revendiquent d'abord et avant tout leur place, sans véritable fondement.

Au final, les rapports entre eux et autour d’eux me paraissent plus violents. Parce qu’ils ne disposent pas de contenus solides qui pourraient les amener à progresser avec leurs aînés, dans un échange réciproquement structurant et constructif. Parce qu’entre eux, la mise en avant constante par l’éducation reçue de la prédominance de leur personne et l’absence de repères, voire de conscience construite pour certains, les empêchent de s’exprimer autrement qu’en écrasant leur rival par la violence. Avec, cette fois, l’assentiment schizophrène coupable de parents qui, tout en demandant à l’école de jouer un rôle qui n’est pas le sien, l’ont conduit à affaiblir ses exigences tant de fonds (connaissances et contrôle de ces dernières) que de forme (respect et discipline comportementale). A ce titre, entre autres, l’apparition de la note de vie scolaire marque une double capitulation irréversible : celle de l’école, incapable, face à l’augmentation des exigences qu’on lui attribue en l’espèce (qu’elle n’a ni les moyens, ni la vocation de remplir) de n’effectuer cette mission qu’en rabaissant l’importance du comportement de futurs citoyens à celle d’une simple matière parmi d’autres, mais, plus grave, celle de la famille comme institution structurante qui, à force de se décharger sur l’école pour accomplir sa mission d’éducation voit aujourd’hui son incompétence reconnue au grand jour, et son illégitimité confirmée aux yeux des bambins, à être leur tuteur.


A Meaux, donc, un élève est mort après avoir été roué de coup par un groupe de camarades de sa classe. L’autopsie a montré que ce ne sont pas les coups qui ont provoqué la mort, mais la peur suscitée par ceux-ci, du fait d’une malformation, une veine trop petite qui a entraîné l’arrêt cardiaque.

Vous allez voir que ça va devenir de sa faute…

10:09 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

07.12.2006

Si EDF ne vous le dit pas, qui vous le dira ?

...Ou comment les médias cachent derrière l'annonce de la bonne tenue d'un cours de bourse les pratiques plus que contestables de nos représentants.

,

là,

et, rendons à César ce qui appartient à César, là.


Etonnant, non comme dirait l'autre.

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02.12.2006

Double Peine

Libération, Samedi 2 Décembre 2006 :

Sur le papier, c'était une émeute. Une vingtaine de jeunes excités et des CRS débordés dans la galerie marchande d'Auchan à Faches-Thumesnil, près de Lille. Sur la cassette vidéo, prise par trois caméras de surveillance, rien. Deux policiers assis sur un jeune homme, Hocine, 25 ans, masseur dans un hammam, sous le regard impuissant de ses trois amis, Sofiane, 22 ans, intérimaire, Bernard, 26 ans, chauffeur de poids lourds, Alexandre, 28 ans, agent de maintenance à la SNCF. Et des gens qui passent avec leur chariot plein.
Violence ? Côté CRS, coups de matraque, lacrymo, clés de bras. Rébellion ? Excitation ? D'autres jeunes qui viennent se mêler à l' «émeute» ? Des gens qui passent, qui regardent, c'est tout. La cassette est sous scellés.

Echange de regards. Mercredi, au tribunal correctionnel de Lille, un juge l'a visionnée à huis clos. Il a prononcé la relaxe pour les quatre jeunes Lillois qui ont fait un mois et demi de préventive pour rien.
Tout commence le 23 octobre. L'anniversaire des émeutes urbaines approche, des CRS de Strasbourg sont en renfort à Lille. Il est 20 h 17, les quatre amis entrent dans la galerie marchande, croisent un groupe de CRS. Un échange de regards comme l'affirment les quatre amis ? Ou des insultes «vraisemblablement en arabe, sur un ton méprisant», puis en «français», comme l'écrivent les policiers ? Sofiane se retrouve plaqué au sol quand la cassette démarre, indique Me Nicolas Brazy, avocat de deux des garçons, qui a vu les images. «Les cinq autres tentent de libérer leur ami», en «poussant» et en «criant» contre un «cordon de protection formé par le reste des effectifs», assure le procès verbal. A l'image, personne ne pousse, ni ne tente de libérer quelqu'un. «D'autres jeunes présents dans la galerie se rapprochent», continue le PV, un autre groupe «arrivé de nulle part» se «mêle aux échauffourées». A l'écran, pas grand-chose : toujours quatre personnes qui tentent de parlementer, et un gars au sol. Des clients passent. Sofiane est brutalement relevé par les CRS. Clé de bras. Le visage se tord de douleur. Bernard court, portable à la main et tente de filmer, il n'y arrive pas, faute de batterie.
«Assaillants». Les CRS se décrivent «poursuivis par des jeunes qui gesticulent dans tous les sens en hurlant afin d'ameuter du monde» . Rien. Juste Hocine qui s'est approché en marchant. Il reçoit un coup de matraque. «Un policier reçoit un coup de pied dans le dos», dit le PV. Pas à l'écran. Sofiane hurle, les bras relevés vers l'arrière, ses amis se rapprochent. Les policiers moulinent du tonfa pour les éloigner. Tout le monde sort. Encore «une charge d'une douzaine d'individus. Un policier doit faire usage de son bâton de défense afin de continuer sa progression vers le véhicule de police» . En fait, ils ne sont toujours que quatre. Un car de CRS est là. Il y a d'autres jeunes dehors, ils regardent, calmes. Hocine s'approche. Traduction en CRS, qui ont aussi décrypté la vidéo, avant de la verser au dossier : «Il tente de forcer le cordon de sécurité» , un agent est «contraint d'user de gaz lacrymogène» pour faire fuir «les assaillants» . En fait d' «assaillants» , c'est juste Hocine, qui a les mains dans les poches. Aspergé de gaz, ses amis et les vigiles, aussi. L'un d'eux a la tête dans ses mains.
Toujours selon Me Brazy, Alexandre va alors prendre des nouvelles de Sofiane au commissariat. Il retombe sur un CRS qui l'interpelle pour outrage. A Auchan, Bernard et Hocine vont s'acheter une bouteille et vont au Quick. En sortant, ils accrochent une voiture à un rond-point, sans faire de blessés. Ils rédigent le constat, quand la patrouille de CRS les repère. Interpellation, garde à vue, alcoolémie : 0,5 et 0,7 g. Le juge des libertés ne les croit pas quand ils affirment n'avoir outragé personne. La plupart ont un casier, avec des outrages. Préventive. «Les policiers savaient qu'ils envoyaient des gens en prison pour rien», lâche Me Brazy.
Tout se dénoue à l'audience, devant la cassette. Le procureur de la République Philippe Lemaire a confirmé vendredi qu'il ouvrait une enquête, et demanderait des explications à la hiérarchie parisienne des policiers. Tous les jeunes ont perdu leur travail, sauf Alexandre, réintégré par la SNCF. Me Nicolas Brazy va porter plainte contre les policiers.


Alors voilà : je croirai en la Justice quand ces CRS seront radiés.
Y'a pas de raison que seuls ces jeunes goutent à la double peine "Prison - Chômage".
Parce que les flics, en tant qu'assermentés, savent que leur parole porte davantage que celle de simples citoyens.
Parce que leur Minimistre leur avait dit un jour qu'il ne "leur passerait rien, à eux, comme aux délinquants".
Pour que le mot Justice prenne tout son sens.
Pour que la Parole publique retrouve de sa hauteur,
et la Citoyeneté de sa Grandeur.

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11.11.2006

Turbo

Cette semaine, à l'occasion de la fermeture d'un parking pour travaux, j'ai découvert combien on peut être attaché à continuer à se déplacer avec son propre carrosse, quand bien même ça prendrait moin de temps et couterait moins cher de venir en bus. Dire qu'il y a un mois, on se lamentait au salon de l'auto sur le réchauffement climatique en trouvant tout à fait normal, quinze jours après, qu'il fasse 22° à l'ombre un 1 er Novembre. L'été indien, qu'ils disaient... L'automne en retard, oui...

J'ai trouvé les cadeaux de Noel pour une bonne partie de mon entourage : un abonnement au journal officiel.
Jeudi matin, dans la plupart de leurs consciences, se faire choper au radar coutait moins cher. "Mais si, je te jure, à la radio ce matin, ils ont dit que c'était en vigueur". Pour eux, également, les gardes à vue sont filmées, les magistrats sont plus durement sanctionnables, et notre bien aimé Ministre de l'interieur est Président (nan, là je déconne).
Rappelons que ces mesures doivent encore être inscrites dans l'agenda parlementaire, discutées et votées -ce avant la Fin du Monde, ce qui en est d'autant moins probable- pour qu'enfin, l'automobiliste puisse, le coeur léger, bander en roulant à 120 sur sa nationale préférée.

Le problème de notre démocratie vient peut etre en partie de là, d'ailleurs : les médias relayent sans recul les annonces que les politiques, par calcul, voudraient faire croire immédiatement applicables. Quand la dure réalité du fonctionnement démocratique de notre nation réapparait derrière un radar ou une paire de jumelles...

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