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24.03.2007

L'Europe

Les sangliers sont lâchés.
Je répète :
les sangliers sont lâchés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l’Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire, aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière, pomponnée des grands siècles et colosses titubants. Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste, d’un seul, les vieilles pellicules, tes peaux mortes d’hier et tabula rasa… D’ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension. Il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre.

Sale vieille Europe, celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main arrosait de son sperme les sexes autochtones.

On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.

Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter et nous pouvons reprendre…
Europe des lumières ou alors des ténèbres ; à peine des lucioles dans les théâtres d’ombre. A peine une étincelle dans la nuit qui s’installe et puis se ressaisit, et puis l’aube nouvelle, après les crimes d’enfance, les erreurs de jeunesse on n’arrache plus les ailes des libellules d’or.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu’est ce que vous voulez que ça foute, de toutes façons il faut bien avancer, pressons l’pas camarade et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez ! Matérialiste alors ça fait qu’au moins on est sûr de n’pas se tromper, et du tangible alors jusqu’à l’indigestion, du rationnel alors et jusqu’à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens… Eh princesse de l’Histoire dans sa marche forcée, on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées, on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates…
Alors l’Europe alors l’Europe alors l’Europe alors. Bruxelles, Schengen, Strasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT. Protégez-nous marché de cet AMI commun d’un monde si petit.

Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faîtes de la poésie, soutenez la culture, produisez du spectacle et de l’entertainment comme on dit chez nos frères d’Outre-Atlantique et toc anciens Européens, nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements, il est beau et puissant, crache du feu gentiment.

Pendant qu’Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme il nous aime et nous dit : « Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue »
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule, les beaux mouvements d’ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c’est sérieux, eh bébé, c’est sérieux on ne croit plus en rien, nous montons de toutes pièces ce business et Basta, on chevauche pas Pégase ça c’était pour l’extase et l’extase c’est fini.
Extension, extension, expansion si possible, pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D’abord la thune bébé et le reste suivra et le reste viendra c’est ce qu’on dit je crois en cette époque là bénie des globophages.

Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent ne comprennent pas tes bras comment ça marche un corps déjà. Comment ça marche un corps étranger à son corps on n’sait pas on s’en fout on s’embrasse quand même et puis on a raison.

Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné, guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la / performance et voilà des patrons créateurs du Global business dialogue ou Electronic commerce pour s’asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu’en foutre, toute ton âme s’est usée sur ce chemin sans fin et ce va-et-vient, viens on y va, nous aussi, profiter, pas d’raison, après tout ça ira, on en aura pour tout le monde, y’en aura pour tout l’monde, on a dit pour tout l’monde, pour tout l’monde
et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d’enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le Monde

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame, vous adressez à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules.
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l’ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l’ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Je répète :
quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Deux fois.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Je ne suis pas chauvine
mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.

Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l’horizon.
Deux fois.
Le rimel de l’Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant,
et maintenant, et maintenant.

L’Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L’enfance de l’art est un lever de soleil.
Je répète :
l’enfance de l’art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe


Noir Désir (B.Cantat & Brigitte Fontaine)

11:27 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Entre le marteau et l'enclume

Ca fait mal

Surtout quand on n'a pas la possibilité de resister

10:05 Publié dans Ô Boulot ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

19.03.2007

La voix de son maître...

Il y a quelques semaines, à la veille de la pré-campagne Présidentielle qui lançait l'équité des temps de parole entre les candidats, France 2 invitait le Ministre de l'Intérieur.
Ce soir, à la veille de la campagne officielle imposant l'égalité des temps de parole entre les candidats, France 2 le ré-invite. Avec cette perle : " Je ne veux pas qu'aucun français soit condamné à l'inactivité"

Ca commence à devenir une habitude...

20:42 Publié dans Res Publica | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

18.03.2007

Week End Formation

... à la délégation. Au programme, assister le moniteur qui dispense la formation au groupe. Jouer la "victime". Surveiller les gestes pratiqués dans les mises en situation collectives. Echanger sur les motivations. Suivre un groupe. De vrais moments sympathiques au travers d'un groupe aux horizons divers. Et cette sensation d'enseigner "utile" qui me donne bien des idées pour la suite...

En attendant dans quelques semaines, les prochaines formations pour me permettre d'aller sur les Postes de secours en tant qu'équipier à part entière.

medium_formation-don.jpg

16:26 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

12.03.2007

Le Lundi à Inter, ...

On aime ou on aime pas, Inter invite chaque Lundi un des possibles-futurs-candidats à la Présidentielle à se "mettre en quatre".
Au menu, invité de l'invité, interwiew, revue de presse de l'invité (ou plutôt écrite par le staff de l'invité et lue par l'invité) puis re-interwiew par les auditeurs.

Ce matin, Ministre Candidat invité.
Et du Chirac, partout dans les journaux.
Il n'a pas fait la revue de presse.
On se demande encore pourquoi ...

18:17 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

11.03.2007

Ouverture de la Pêche

Si les poissons avaient des cordes vocales ...

11:16 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Message subliminal ?

En tapant, ump.fr, on tombe .

Un petit Lexomil, Nicolas ?

11:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

08.03.2007

La Politique...

J'ai beau savoir de quelle importance est le jeu politique, je n'arrive pas à y prendre intérêt.
La Politique se situe à un niveau tellement niais de raisonnement, elle cherche tellement plus à émouvoir qu'à convaincre... L'importance de la politique est énorme, certes, mais purement négative : on est obligé de s'en inquiéter à cause de l'immense danger qu'elle représente aux mains des tribuns, de quelque bords soient-ils. Elle barbote au ras des marécages de la pensée pré-logique, les ressorts qu'elle utilise sont de nature religieuse, incantatoire, magique.


François CAVANNA, Bête et méchant



Lu ce Week End, le troisième tome de la vie de Cavanna, après Les Ritals et Les Russkoffs, l'impression de lire dans la tête d'un enfant, le parcours d'un passionné, d'un amoureux de la vie.

L'Histoire de Quelqu'un.

17:20 Publié dans Invitation à la visite | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

01.03.2007

Au milieu du Gué...

Il y a six mois, je terminais ma première journée de travail en tant que salarié. Dans quatre mois je saurai s'ils me titularisent ou non.

Et dans six mois, peut être, ma première journée de titulaire...

Pas de faux suspens, me direz vous. "99 % des stagiaires sont titularisés" ou encore "il faut vraiment faire une grosse boulette pour être licencié" sont des phrases que l'on me ressort à chaque fois que je dis cela.

Tout se passe bien.

Mais j'ai peur.

Message à ceux qui passent des concours : la délivrance qui suit l'apparition dans la liste des admis de votre nom et vous fait planer pendant une semaine avec un sourire jusqu'aux oreilles n'est que la première étape.

La seconde, la vraie, est la titularisation, après une année de contrôle en continu.

Là, oui, je pourrais me dire : "j'ai réussi"



Ou comment vivre en repoussant les instants de bonheur ...

18:52 Publié dans Ô Boulot ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note